Projet associatif

Le Jeong Tong a à cœur d’ouvrir la pratique du taekwondo à tous les publics, et d’offrir ainsi un lieu de partage et d’inclusion.

Par exemple, depuis plusieurs années, il existe au sein du club un pôle de céci-taekwondo et un pôle d’accueil pour les réfugiés.

La pédagogie est évidemment adaptée à la diversité des publics. Pour les jeunes enfants, par exemple, il a été imaginé un système d’évaluation basé sur des compétences, telles que l’équilibre, la concentration, la persévérance ou le vocabulaire. A chaque compétence acquise, l’enfant se voit remettre un petit badge qui témoigne de cette acquisition. L’ensemble des compétences une fois acquis, nos petits peuvent intégrer le groupe des jeunes adolescents.

De même pour les adultes débutants, un cours est dédié le samedi matin pour ceux qui commencent une pratique sportive ou martiale un peu tardivement. On insistera alors sur une pratique orientée vers la santé, le bien-être, et on insistera particulièrement sur des exercices de mobilité articulaire en général et de mobilité du bassin en particulier.

Céci-taekwondo

Outre la pratique d’une activité physique, l’objectif du céci-taekwondo est de permettre aux personnes déficientes visuelles de trouver leurs propres limites et de prendre confiance en elles. Au fil des années, des méthodes pédagogiques spécifiques ont ainsi pu être développées et affinées, afin de permettre à ces pratiquants d’appréhender tous les aspects du taekwondo.

L’activité est proposée les jeudis de 18h15 à 19h15 au gymnase de l’école Liberté à Rennes. La salle est proche du métro et les membres du club se relaient pour accompagner les pratiquants sur le trajet, si nécessaire, en début et fin d’entraînement. Lors des séances, des licenciés du club accompagnent les apprenants, individuellement. Les cours sont dispensés dans un esprit d’écoute, de confiance et de plaisir. Ils s’inscrivent dans les valeurs du club : le respect et le dévouement à l’autre.

Un pôle d’accueil pour les réfugiés

Parmi les nombreux projets que le Jeong Tong essaie de faire évoluer, l’accueil de personnes réfugiées ou en demande d’asile tient une place discrète, mais rayonne de façon bénéfique sur l’ensemble des adhérents.

Au cours de l’année 2017, le Jeong Tong contacte les associations d’aide aux réfugiés, Coallia et DIDA. Après plusieurs mois d’entraînements spécifiques avec une quinzaine de pratiquants dans une salle extérieure, une proposition d’accueil au sein du Jeong Tong est faite à ceux qui souhaiteraient continuer. Des cours gratuits leur sont proposés, les frais d’inscription, de tenue et d’assurance, de même que les participations aux événements, étant entièrement pris en charge par le club.

Le but est de favoriser la mixité culturelle au sein du Jeong Tong, mais également de permettre à ces personnes en situation précaire de pratiquer une activité sportive régulière, quelles que soient leur forme physique, leur langue ou leur origine. Leur intégration parmi les pratiquants permet de les amener à rencontrer des personnes parlant français, de les aider à s’intégrer, et éventuellement de leur apporter une aide administrative. C’est aussi l’occasion de les inciter à participer à des événements de cohésion entre les pratiquants, afin de faire de nouvelles connaissances et d’appréhender la culture française. Depuis sa création, le pôle d’accueil des réfugiés du Jeong Tong a ainsi souhaité la bienvenue à une quinzaine de pratiquants demandeurs d’asile, venant de différents pays (Mali, Afghanistan, Côte d’Ivoire, Soudan, Tchad). Certains d’entre eux sont désormais partis dans d’autres villes, quelques-uns reviennent ponctuellement nous voir, quelques-uns sont toujours parmi nous et de nouveaux arrivent…

Ce projet constitue chaque année un défi en termes d’accompagnement et d’enseignement en raison des nombreuses différences culturelles et linguistiques. Des réflexions sont menées par Sébastien Lê, enseignant principal du Jeong Tong, et d’autres pratiquants, de nouveaux outils pédagogiques sont mis en place pour que des pratiquants d’origines différentes puissent bénéficier des mêmes sources d’apprentissage et des mêmes moyens de progression que tous les autres adhérents du club. Mais ce projet est également une source d’enrichissement humain et social, et la possibilité de pratiquer les principes de solidarité et de compassion vers lesquels les arts martiaux tendent à nous mener.